Gestion adaptative des aires protégées

Contexte du projet

La gestion adaptative est un mode de gestion qui positionne l’évaluation des résultats obtenus ainsi que les effets des mesures de gestion au cœur de la décision et de la planification des aires protégées.
La révision de la stratégie nationale de création et de gestion des aires marines protégées (SCGAMP) et de la stratégie de création des aires protégées terrestres (SCAP) à l’horizon 2020 constituent un cadre stratégique clef pour donner une impulsion forte à la politique des aires protégées françaises en matière de qualité et d’évaluation de l’efficacité de la gestion. Cette nouvelle stratégie pour les aires protégées (SAP) ne sera pas exclusivement ciblée sur la création d’aires protégées, mais traitera également des enjeux qualitatifs communs aux aires protégées notamment les enjeux liés à :

  • La complétude et la cohérence du réseau d’aires protégées ;
  • La qualité de la gestion du réseau des aires protégées ;
  • Les usages durables au sein du réseau d’aires protégées ;
  • L’intégration territoriale des aires protégées ;

Description

Réunissant des conditions de réalisation favorables (présence d’une ARB, mobilisation des acteurs autour de la rédaction de la Stratégie Régionale pour la Biodiversité, présence d’un réseau actif de gestionnaires), la région Occitanie a été proposée comme région pilote de ce projet national afin de décliner localement une partie des propositions opérationnelles de la SAP, d’identifier les besoins et les moyens nécessaires à leur bonne mise en œuvre.

Un premier travail a déjà été effectué sur ces thématiques avec la réalisation d’un stage de trois mois sur la définition d’un cadre stratégique pour une gestion des espaces naturels protégés basée sur l’évaluation. Il s’agira ici, dans la continuité de ce rapport, de travailler de manière transversale avec les gestionnaires de différentes aires protégées de la région sur les leviers d’amélioration de la qualité de la gestion (via l’évaluation, la gouvernance, la priorisation des enjeux, la formation) au service d’une meilleure intégration des aires protégées dans les politiques territoriales (meilleure prise en compte, reconnaissance et valorisation).

Mise en œuvre

  1. Sélection d’une dizaine de sites en région, pouvant regrouper plusieurs aires protégées, représentatifs des différentes types d’aires protégées et des différents milieux, avec lesquels travailler sur les thématiques du projet ;
  2. Définition des enjeux prioritaires pour les aires protégées de la région, et pour chacun des sites sélectionnés ;
  3. Etat des lieux concerté sur la gestion pour les différents sites, et travail par thématiques sur leur intégration dans les territoires (tourisme, agriculture, planification, etc).
  4. Organisation d’ateliers techniques de travail sur les thématiques retenues sur les différents sites, identification des besoins et des actions à mettre en œuvre pour répondre aux objectifs fixés.
  5. A partir des besoins identifiés, élaboration d’un programme d’actions locales par secteur (acteurs, partenaires, budget). Ce programme d’actions sera intégré au montage d’un projet national de type Life, pour obtenir un financement des actions à mettre en place. Ce projet serait déposé d’ici à fin 2022.

Aires protégées partenaires

Treize aires protégées sont directement associées au projet, formant un panel aussi varié que possible en terme de type d’aire protégée, de structure gestionnaire, de localisation et d’enjeux. Le panel comprend ainsi trois parcs naturels régionaux, un parc national et un parc naturel marin, trois réserves naturelles et une réserve naturelle de chasse et de faune sauvage, deux sites Natura 2000 et les sites ENS de deux départements.

Ateliers techniques

Plusieurs ateliers vont être menés pour ouvrir le travail à l’ensemble du réseau des gestionnaires d’Occitanie et à leurs partenaires, sur des thématiques ressorties comme prioritaires lors des entretiens avec les gestionnaires.

Atelier sur l’ancrage territorial des aires protégées : comment le caractériser, comment le renforcer ?

Cet atelier technique était co-porté par la réserve naturelle du Bagnas et a bénéficié de l’appui de Réserves Naturelles de France, dans le cadre de leur commission annuelle Territoires et Développement Durable.

La demi-journée d’atelier a permis de présenter le retour d’expérience de l’ADENA, gestionnaire du site du Bagnas, qui a mené un important travail sur son ancrage territorial, via la réalisation d’un diagnostic d’ancrage territorial et l’intégration des conclusions de ce DAT dans la gestion. La méthodologie en cours de développement par RNF a aussi été présentée, pour les réserves naturelles mais aussi les pistes pour adapter cette méthodologie aux autres types d’aires protégées. Enfin, les échanges ont permis de relever les points de blocage fréquemment rencontrés par les gestionnaires, et de faire un tour des d’initiatives mises en place pour y répondre.
Vous pouvez retrouver la retranscription de cet atelier, les présentations et les documents sur la méthodologie RNF ci-dessous.